Les Drymonia de printemps, à reconnaître en avril !

Les papillons du genre Drymonia appartiennent à la famille des Notodontidae. Ce sont des espèces aux mœurs strictement nocturnes qui viennent très facilement à la lumière.
Deux espèces sortent durant les mois de printemps. Elles volent au même moment et fréquentent sensiblement les mêmes milieux. Nous vous proposons de mettre en évidence les principaux éléments permettant de les distinguer l’une de l’autre à coup sûr.

drymonia

Cliché à gauche pris le 21 avril 2010 à Boussay (44) par Patrick Trécul - cliché à droite pris le 13 mai 2016 à St-Nazaire (44) par Bruno Oger

1- L’argument le plus fiable est la lunule discale noire qui caractérise Drymonia ruficornis. Attention ! Sur les spécimens foncés elle peut être moins distincte mais elle est toujours présente. Alors que chez Drymonia dodonaea, elle est toujours absente.
2- Drymonia dodonaea présente aussi une ligne antémédiane courbée qui la distingue des autres Drymonia.
Malgré ce que montrent les photographies choisies, il ne faut pas se fier aux bandes sombres ou claires des ailes antérieures. Les deux espèces sont très variables dans leurs teintes, y compris dans les contrastes entre zones sombres et zones claires.

Télécharger la fiche des Drymonia de printemps au format PDF

Aidez-nous à construire la cartographie de ces espèces en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

La fourmi jaune des prairies, à rechercher en mars !

Lasius flavus (Fabricius, 1782)

Bien que commune en France, la fourmi jaune des prairies est une espèce assez discrète. En effet, contrairement à d’autres espèces, son mode de vie est endogé (souterrain). Lasius flavus sort rarement de sa fourmilière et se contente de prélever le miellat des pucerons qu’elle élève sur les racines des herbacées.

lasius flavus
Ouvrière de Lasius flavus déplaçant un cocon de soie
Cliché pris par Clément Gouraud, 2016, Dives-sur-Mer (14)

Dans son milieu, on peut la confondre avec d’autres espèces proches. Il est donc nécessaire de prélever quelques individus ou de faire une photo de qualité permettant de voir si les joues sont dépourvues de poils hérissés.

Ses milieux

Cette petite fourmi établit des colonies populeuses dans les milieux généralement frais voire humides. On la retrouve ainsi sur les abords herbacés des zones humides, dans les prairies pâturées, dans les jardins, sous les pierres ou le bois mort.

lasius flavus 2

Période d’activité

Comme la plupart des fourmis bâtisseuses, cette espèce s’active à maçonner un nid au printemps. En effet, cette époque de l’année réunit les conditions climatiques propices pour édifier les monticules terreux (humidité et chaleur). De la fin du mois de mars au mois de juin, les fourmis jaunes des prairies sont facilement détectables dans les milieux herbacés favorables.

Comment l’observer

Son dôme de terre trahit généralement sa présence et il suffit simplement de gratter la surface de l’édifice pour voir les ouvrières défendre timidement leur colonie. L’unique observation de dômes ne suffit généralement pas à déterminer l’espèce. D’autres espèces sont également des bâtisseuses comme la très commune fourmi noire des jardins : Lasius niger.

Dômes de Lasius flavus au pied d’une clôture
Cliché de E. Volette, 2016, Castillon-en-Auge (14)

Télécharger la fiche de Lasius flavus au format PDF

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.