La Cigale des montagnes, à rechercher en mai !

Cicadetta montana (Scopoli, 1772)

La Cigale des montagnes est une petite espèce de Cicadidae de la sous-famille des Tibicininae. Longue de 18 à 20 mm, cette petite cigale est présente dans l'ouest de la France ! Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il ne s'agit pas à proprement parler d'une cigale montagnarde, mais plutôt d'une espèce des lisières forestières et des boisements clairsemés. C'est en outre la seule des trois taxons de Cicadetta présents dans la moitié nord de la France à être indifférente à la nature des sols. Cicadetta brevipennis (Fieber, 1876) et Cicadetta cantilatrix Sueur & Puissant, 2007 sont en effet des espèces strictement calcicoles.

cicadetta montanaÀ gauche, cliché de Kevin Gurcel (74), à droite, cliché de Christophe Bernier (74)

Ses milieux

Les imagos affectionnent tous types de milieux forestiers, avec une préférence pour les boisements avec une strate herbeuse, les clairières forestières ou encore les friches boisées. Les larves se développent sur des prairies intra-forestières, sur les talus herbacés des allées forestières et dans les zones de reboisement ou de régénération enherbées. Les boisements thermophiles sur coteaux secs, notamment les adrets sont particulièrement propices à cette espèce, à l'exception des secteurs trop rocailleux.

Période d’activité

C'est une cigale à émergence printanière. Les premiers imagos sont généralement notés dans la première moitié du mois de mai, les émergences se déroulant à la suite des premières journées chaudes. Les mâles produisent une cymbalisation qui peut être entendue jusqu'au mois de juillet. Les cymbalisations sont constituées d’une stridulation continue d'une durée de 20 à 50 secondes. La fréquence du maximum d'énergie se situe aux alentours de 14 à 15 kHz, ce qui signifie que seules les personnes possédant une ouïe fine peuvent la détecter. Les mâles chantent dans la canopée des arbres ou des arbustes, à différentes hauteurs (de quelques mètres à plus de 20 mètres de hauteur).

Comment l’observer

La meilleure méthode pour découvrir cette petite cigale est encore d'inspecter au mois de mai les milieux herbacés forestiers afin de rechercher les émergences. Après la mue, l'imago reste de longues heures suspendu aux épis de graminées avant de pouvoir s'envoler. De plus, les exuvies, très reconnaissables, restent visibles plusieurs jours dans la végétation herbacée en l'absence de vent fort ou de précipitations. La récolte d'exuvies constitue souvent la seule preuve de reproduction de cette espèce dans nos régions.

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

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Un atlas des Coccinelles du Maine-et-Loire

L’association des Naturalistes Angevins lance une souscription pour son prochain numéro spécial entièrement consacré aux 68 espèces de coccinelles recensées dans le département de Maine-et-Loire.
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La fourmi des prés, à rechercher en avril !

Formica pratensis Retzius, 1783.

Formica pratensis est une espèce de la sous-famille des Formicinae. On peut la reconnaître à sa taille moyenne (4 à 9 mm), son gastre (abdomen) noir et au reste de son corps brun à roux avec le dessus noir. Elle se différencie des autres espèces du genre Formica sensu stricto par une abondante pilosité sur l’ensemble du thorax et sur l’occiput.

formica pratensisà gauche : Formica pratensis soignant son cheptel de pucerons (J. Riffé, 2014)
à droite: Ouvrières en insolation à la sortie de  l’hiver (C. Gouraud, 2014)

Ses milieux

La fourmi des prés se rencontre généralement dans les milieux ouverts. Elle semble apprécier les habitats bien exposés et peu perturbés  comme les friches, les talus, les landes à bruyères, les clairières, les haies, les prairies extensives, …  

Période d’activité

Une Lande humide à Bruyères à Saffré (C. Gouraud, 2014)La période d’activité de cette fourmi s’étend de mars à octobre et ses émergences ont lieu de mai à août. C’est à la fin de l’hiver et au début du printemps que l’on peut facilement découvrir ses nids dissimulés dans la végétation. En effet, à la sortie de l’hiver, il est fréquent de trouver une masse grouillante d’ouvrières prenant un bain de soleil. Formica pratensis est moins bonne bâtisseuse que ses cousines forestières (Formica rufa et F. polyctena). Ses nids prennent la forme de simples dômes de taille modeste, aplatis et constitués de débris végétaux (brindilles, branchettes, petits cailloux, …).

Comment l’observer

Les nids sont relativement visibles jusqu’à la levée de la végétation. Au début du mois d’avril, il est encore temps de trouver les colonies en longeant les lisières, les haies, les talus et les chemins.

Attention à ne pas confondre Formica pratensis avec Formica rufa et Formica polyctena, les fourmis des bois ! Ces dernières sont plutôt forestières et érigent une succession de dômes de dimensions parfois surprenantes.

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

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Le Bombyx versicolore, à rechercher en mars !

Endromis versicolora (Linnaeus, 1758).

Ce papillon est l’unique représentant de la famille des Endromidae en Europe occidentale.

endromis versicolora

Les deux clichés datent du 15 mars 2008 et ont été pris par André Lequet à Abbaretz (44).

Ses milieux

Le Bombyx versicolore est localisé dans les landes froides où croît la plante-hôte favorite de sa chenille, le bouleau (Betula sp.).

Période d’activité

La période de vol d’Endromis versicolora est très brève, guère plus d’une semaine. Le papillon éclot au moment où percent les bourgeons des bouleaux qui nourrissent sa larve. Ce moment varie avec les conditions météorologiques mais se déroule le plus souvent vers le milieu du mois de mars.

Comment l’observer

Bien que remarquable par sa taille et sa livrée, le Bombyx versicolore est un papillon très discret. Le mâle a un vol fougueux en début d’après-midi, à la recherche d’une femelle à féconder. Les femelles restent sur les branches des bouleaux, souvent assez près du sol. C’est à cet instant là qu’il est le plus facile d’observer l’espèce.

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Nous vous invitons à nouveau à consulter le site remarquable d'André Lequet sur www.insectes-net.fr

 

La Grande Tortue, à rechercher en février !

Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758).

La Grande Tortue est un papillon de jour, de la famille des Nymphalidae.

nymphalis polychlorosClichés pris par Patrick Trécul, à gauche le 23 juin 2007 à Coëx (85) et à droite le 31 août 2012 à Boussay (44)


Ses milieux

Partout. La Grande Tortue fréquente nos bocages mais aussi les lisières, les vallons, les coteaux à ormes, les marais ou même les parcs et jardins. Sa chenille se nourrit sur divers arbres et arbustes, ormes, saules, peupliers ou cerisiers.


Période d’activité

L’émergence des imagos a lieu vers la mi-juin mais ils entrent rapidement en léthargie pendant les chaleurs estivales, réapparaissant parfois pendant l’automne, peu avant la diapause hivernale. La période la plus favorable pour les observer est cependant la fin de l’hiver, dès les premiers beaux jours. On peut ainsi les voir jusqu’à début mai, la ponte s’effectuant durant le printemps.

           
Comment l’observer

On peut l'observer d’autant plus aisément qu’il s’agit de l’une des espèces les plus précoces à quitter la diapause hivernale, que l’on pourra voir facilement pendant les journées les plus ensoleillées de février. Les imagos apprécient alors tout particulièrement prendre le soleil posés sur une barrière ou un tronc.
Attention toutefois à ne pas la confondre avec la Petite Tortue, dont elle diffère par l’absence d’aire basale noire sur l’avers des ailes postérieures, le nombre des taches postmédianes noires de l’avers des ailes antérieures – 4 au lieu de 3 – et un revers bien moins contrasté.
                              

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