Les papillons de jour de Vendée, témoignez en février !
Au moment de rédiger le bilan de l’opération Rhopalocera 2015, il apparaît que le département de la Vendée n’a pas été aussi bien prospecté que la Loire-Atlantique, entre 2006 et 2015.
Si vous constatez que la maille UTM où vous habitez ou séjournez régulièrement n’atteint pas les 40 espèces, c’est qu’elle a été sous-prospectée, y compris pour des espèces très courantes.
Par exemple, l’Amaryllis Pyronia tithonus n’a pas été recensé entre 2006 et 2015 dans les mailles UTM WS 89, WS 97, WS 98, WT 41, XS 05, XS 07, XS 15, XS 16, XS 25, XS 32, XS 33, XS 35, XS 63 et XS 77.
Donc, si vous conservez quelques souvenirs dans votre carnet d’observations, parmi vos photographies, dans votre collection de papillons ou au plus profond de votre mémoire, vos témoignages seront les bienvenus.
La période couverte par cette opération va du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2015. Tous les stades sont concernés (œuf, chenille, chrysalide ou imago).
Pour connaître le maillage du territoire, référez-vous au n°1 de la lettre de l'atlas (mars 1993).
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Aidez-nous à construire la cartographie de ces espèces en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.
Meilleurs voeux
L'AER vous offre ses meilleurs voeux pour 2016 et vous souhaite de belles rencontres entomologiques.
L'Oedipode automnale, à rechercher en janvier !
Aiolopus strepens (Latreille, 1804).
L'Oedipode automnale est un assez gros criquet (2 à 3 cm) de couleur généralement brune (plus rarement verte) avec des taches sombres, En cela, il ressemble vaguement au célèbre Oedipode turquoise (criquet très commun aux ailes bleues à frange noire), mais surtout beaucoup à sa cousine Aiolopus thalassinus, l'Oedipode émeraudine. Il existe cependant plusieurs critères qui permettent de différencier ces deux espèces : celle qui nous intéresse a des fémurs (cuisses) très épais (3x plus longs que larges environ) alors que A. thalassinus paraît plus "svelte" (cuisses 4 x plus longues que larges). La coloration des ailes est très légèrement bleutée chez A. strepens tandis qu'elle est plus franchement verdâtre chez A. thalassinus. Cette seconde espèce disparaît en automne tandis, que, comme son nom l'indique, l'Oedipode automnale y survit très bien et peut être observée durant toute la mauvaise saison, pour peu qu'il y ait de belles journées.
Aiolopus strepens aux falaises du moulin de la Marne à Boussay (44), le 10 novembre 2010 - clichés de Patrick Trécul
Ses milieux
Cette espèce récemment découverte dans nos départements est assez mal connue ; ceci-dit, les milieux qu'elle semble privilégier dans nos contrées sont les carrières, les coupes forestières, les lisières boisées et même l'arrière dune.
Période d’activité
Ce criquet n'est adulte que tardivement, en général à partir du mois d'août. Il survit l'hiver et la reproduction n'a lieu qu'au printemps (avril à juin). Étant donné ses effectifs souvent très réduits, c'est lorsque les autres espèces de criquets ont disparu qu'il devient plus facile de le repérer. Les premiers mois de l'année sont donc à privilégier, et il conviendra alors de le rechercher dans des milieux bien exposés lors des journées les plus chaudes de l'hiver et du début de printemps.
Comment l’observer ?
Lors de vos sorties hivernales, guettez le moindre envol de criquet. La probabilité que ce soit Aiolopus strepens sera élevée. Une capture ou une photographie de profil permettront de confirmer l'identité de l'insecte. Mais attention, c'est un excellent voilier et il ne laisse pas souvent pas de deuxième chance à l'observateur !
Pour plus d'informations, consultez l'article de François Bétard sur cette espèce en Vendée au moyen du lien suivant (une mise à jour de cet article est en cours) : http://francois.betard.free.fr/Betard2013Aiolopus.pdf.
Télécharger la fiche d'Aiolopus strepens au format PDF
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Les insectes en repos hivernal, à rechercher en décembre !
Au cours de leur cycle de vie, toutes les espèces d’insectes doivent survivre à la mauvaise saison. Le plus souvent, un seul stade est apte à le faire, l’oeuf, la larve, la nymphe ou l’imago, parfois deux (ainsi, le papillon Tircis Pararge aegeria passe l’hiver sous forme de chenille ou de chrysalide). Ce repos hivernal peut être indispensable au bon développement de l’individu, avec un métabolisme au ralenti, ou être susceptible d’être interrompu temporairement par des conditions météorologiques favorables.
Le Paon-du-jour, Inachis io (Linnaeus, 1758) en compagnie d’un grand Rhinolophe, cliché pris à Pontchâteau (44) le 14 janvier 2007 par Didier Montfort.
Leurs milieux
Tous les milieux artificialisés ou non, offrant des conditions stables d’hygrométrie et de température, à l’abri des intempéries, tout particulièrement les caves ou les grottes, les tabliers des ponts, mais également les anfractuosités dans les troncs, le moindre interstice sous une pierre ou sous la mousse recouvrant un chablis, etc. Le gîte choisi devra aussi protéger l’insecte contre ses prédateurs. Certaines espèces construisent leur abri, comme les chenilles processionnaires qui tissent un nid de soie. Mais la protection peut être très sommaire, la fourche d’une branche pour les œufs de la Thécla du bouleau, ou très élaborée comme le cocon qui abrite la chrysalide des Petit et Grand Paon-de-nuit. Certains s’isolent pour passer l’hiver, d’autres peuvent se rassembler, comme la Noctuelle Mormo maura.
Comment les observer
Dans votre cave, parmi les bûches du tas de bois dans le jardin, bref un peu partout. Il ne faut pas hésiter à chercher dans les recoins, à soulever les pierres ou la mousse sur les troncs tombés à terre. Restez vigilants lors des travaux de jardin, les chrysalides de nombreux papillons nocturnes sont enterrées pour survivre aux frimas.
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Le Paon-du-jour, Inachis io (Linnaeus, 1758), cliché pris à Héric (44) le 25 octobre 2003 par Christian Perrein.
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Le Sympétrum fascié, à rechercher en novembre !
Sympetrum striolatum (Charpentier, 1840).
Le Sympétrum fascié est un odonate anisoptère de la famille des Libellulidae. D’une longueur totale de 35 à 45 mm, il possède des pattes noires rayées de jaune. Les mâles ont un abdomen cylindrique rouge terne et présentent une bande rouge entourée de deux bandes jaunes sur les côtés du thorax. Les femelles ont une lame vulvaire modérément saillante, redressée obliquement par rapport à l’abdomen.

Cliché pris le 27 juillet 2009 à Rougé (44) par Patrick Trecul.
Ses milieux
Partout. Le Sympétrum fascié se reproduit aussi bien dans les cours d’eau assez lents que dans les eaux stagnantes, douces ou même légèrement saumâtres, voire légèrement polluées. Il peut entreprendre des migrations importantes en octobre sur la côte atlantique.
Période d’activité
De mi-mai à mi-décembre, mais la majorité des observations a lieu de juin à octobre. Les mâles ont un comportement territorial, passant une bonne partie de leur temps posés dans la végétation où ils entrent en compétition pour les meilleurs perchoirs.
Comment l’observer
On peut l'observer d’autant plus aisément qu’il s’agit d’une des dernières espèces à pouvoir être vues en fin de saison.
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