Le Cul brun, à observer en février !

Euproctis chrysorrhoea (Linnaeus, 1758).

Le Cul brun doit son nom vernaculaire à la couleur sombre de l’extrémité de son abdomen. L’imago a les ailes blanches ponctuées de quelques taches brunes. En janvier, ce n’est pas le papillon que nous vous proposons d’observer mais son "nid" ! En effet, pour affronter la saison froide, les petites chenilles tissent un nid collectif de soie blanchâtre entrelacée de feuilles mortes et de petites branches de la plante hôte, souvent un prunellier ou une aubépine.

euproctis chrysorrhoea

De gauche à droite, cliché de Bruno Oger, le 5 février 2017, Guémené-Penfao (44) et cliché de Jean-Pierre Favretto, le 5 mai 2015, Le Bignon (44).

Ses milieux

Le Cul brun fréquente toutes sortes de milieux. Il a su s’adapter aux paysages ruraux modelés par l’homme, notamment les haies du bocage.

Période d’activité

Les nids sont formés dès le mois de septembre. En février, les chenilles sont au repos à l’intérieur. Elles ne commenceront à s’activer qu’avec l’éclosion des bourgeons.

Comment l’observer ?

Au mois de février, les nids de couleur blanche deviennent très visibles dans les haies bocagères le long des routes et des chemins. On peut confirmer l’identification en ouvrant le nid et en observant les toutes petites chenilles qui y logent. Chacune porte deux petites touffes dorsales de poils rouges bien visibles. Mais attention à opérer avec précaution, le nid et les chenilles portent des poils urticants pouvant provoquer de pénibles démangeaisons !

Télécharger la fiche de Euproctis chrysorrhoea au format PDF


Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

Les Procris de France

Eric Drouet vient de publier un ouvrage de 128 pages intitulé "Les Procris de France / French Forester Moths (Lepidoptera, Zygaenidae, Procridinae & Chalcosiinae)" aux éditions Roland Robineau. Cette publication rédigée en français et en anglais fait le point  de la connaissance sur les 14 espèces de Procris qui peuplent la France continentale. Son but est de permettre de déterminer avec exactitude, au moyen d’une clé de détermination partiellement illustrée, ces fameuses zygènes vertes si souvent absentes de vos inventaires et collections. Ce travail s’appuie sur plus de 15 ans de collecte d’information dans les collections publiques ou privées (450 contributeurs directs ou indirects), de vérification par les genitalia des exemplaires, pour aboutir à une cartographie nationale de chaque espèce, compilée par l'association GIRAZ-Zygaena.

procris

Télécharger le bon de commande

Erratum du n° 24 de la Lettre de l'Atlas entomologique régional (Nantes)

Cette erreur avait échappé à la vigilance de la rédaction, une notice d’espèce ayant inexplicablement disparu entre la remise du manuscrit et la dernière relecture du numéro 24 de La Lettre de l’Atlas entomologique régional (Nantes). Sa découverte a été fortuite et a eu lieu – avec beaucoup de retard – au cours de la rédaction du compte-rendu de l’opération Rhopalocera 2015. L’auteur vous prie de bien vouloir l’excuser de cet oubli (GUILLOTON, 2010), dont la rectification est aujourd’hui effective sur ce site.

Ladoga camilla (Linné, 1763)
Le Petit Sylvain est lui aussi particulièrement abondant en 2007, bénéficiant d’un printemps particulièrement doux et ensoleillé propice au bon développement des chenilles sur les lianes de Chèvrefeuille Lonicera periclymenum. Les imagos sont vus dès le 24 mai et jusqu’au 1er août, représentant 60 pour cent des observations réalisées pendant les quatre années de l’étude. Le 13 septembre, un exemplaire frais éclos vole au milieu de nombreuses Cartes géographiques Araschnia levana sur les rives du canal de Nantes à Brest en lisière de forêt de la Groulaie.

erratum ladoga camilla

Référence bibliographique : GUILLOTON (Jean-Alain), 2010. – Prospection et cartographie des lépidoptères rhopalocères dans les carrés UTM WT95 et XT05 : deuxième état des lieux (2006-2009) et étude diachronique. La lettre de l’Atlas entomologique régional (Nantes), 24 : 1-23

 

La notion de biopatrimoine à l'épreuve en France

Christian Perrein a rédigé un chapitre intitulé "La notion de biopatrimoine à l'épreuve en France" dans l'ouvrage "Sciences et biodiversité, acteurs, enjeux, temporalités" paru en 2015 aux éditions L'Harmattan. Il autorise l'association Atlas entomologique régional (AER) à publier cet article sur son site internet. Qu'il en soit remercié.
Christian Perrein, auteur de la "Biohistoire des papillons, diversité et conservation des lépidoptères rhopalocères en Loire-Atlantique et en Vendée""Biohistoire des papillons, diversité et conservation des lépidoptères rhopalocères en Loire-Atlantique et en Vendée" est également président honoraire de l'AER.

Télécharger l'article au format PDF

L’Hypène des ponts, à rechercher en décembre !

Hypena obsitalis (Hübner, 1813), l’Hypène des ponts

L’Hypène des ponts est un papillon nocturne qui demeure très mal connu. Il appartient à la famille des Erebidae.
On peut le confondre avec Hypena rostralis et Hypena proboscidalis. Il s’en distingue par sa taille moyenne, par la ligne médiane anguleuse toujours bien visible, alors qu’elle est droite et parfois peu contrastée chez les deux autres espèces, et par le bord externe de l’aile antérieur presque droit alors qu’il est falqué chez rostralis et proboscidalis.

hypena comparaison

Ses milieux

La chenille se nourrit de plantes banales comme l’ortie (Urtica sp.) et la pariétaire (Parietaria sp.). Le papillon fréquente toutes sortes de milieux y compris urbains.

Période d’activité

La période de vol s’étend sur toute l’année. On peut le surprendre en état d’hibernation au cœur de l’hiver.

Hypena-obsitalis-clisson 540

Cliché pris le 28 février 2015  à Clisson (44) par Patrick Trécul.


Comment l’observer

Hypena obsitalis est un papillon qui ne vient que rarement au piégeage lumineux. De ce fait sa fréquence réelle demeure méconnue. Le meilleur moyen de l’observer est de fréquenter les endroits très sombres comme les grottes, les caves, les granges… Les chiroptérologues le rencontrent parfois dans leurs inventaires des populations de chauves-souris en hibernation.

Télécharger la fiche de Hypena obsitalis au format PDF

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.