Le Criquet noir-ébène, à rechercher en juillet !
Omocestus rufipes (Zetterstedt, 1821).
Omocestus rufipes est un criquet parmi les plus simples à reconnaître qui devrait probablement être recensé sur l'ensemble de notre territoire d'étude. Hélas, il n'est toujours pas signalé dans un nombre de mailles assez conséquent et nous comptons, en cette dernière année d'atlas, sur votre aide pour finaliser sa carte de répartition.
Le Criquet noir ébène, parfois surnommé "Criquet jamaïcain" en raison de son ventre tricolore vert jaune et rouge et une couleur dorsale souvent sombre (voir totalement noire) chez le mâle. Un excellent critère de diagnose est la couleur blanche de l'extrémité des palpes labiaux. Le dimorphisme entre mâle et femelle est important. Les mâles sont très petits et ne mesurent qu'un bon centimètre tandis que les femelles (dont la couleur dorsale est le plus souvent verte) peuvent en mesurer plus de deux.
Omocestus rufipes, à gauche : mâle, le 6 novembre 2006 à Aizenay (85), à droite : femelle le 11 octobre 2008 à Cheffois (85), photographies Patrick TRÉCUL
Sa stridulation est l'une des plus précoces et est assez facilement reconnaissable.
Cliquer sur l'image pour écouter son chant
Ses milieux
Peu exigeant, ce criquet peut être rencontré dans presque tous les types de milieux.
Période d’activité
Omocestus rufipes est une espèce que l'on détecte souvent dès le mois de juin. On peut ensuite l'observer au stade adulte jusqu'en automne.
Comment l’observer
Omocestus rufipes est une espèce diurne à rechercher à vue où à l'oreille dès les premières heures chaudes de la journée. Identifiable sur photo, vous pouvez nous envoyer vos clichés pour confirmation.
Télécharger la fiche de Omocestus rufipes au format PDF
Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.
L’Écaille tigrée, à rechercher en juin !
Spilosoma lubricipeda (Linnaeus, 1758).
Spilosoma lubricipeda appartient à la sous-famille des Arctiinae, au sein de la famille des Erebidae. Nous nous trouvons toujours dans la démarche de peaufiner la prospection des espèces de cette sous-famille cette année afin de publier un atlas.
à gauche, cliché pris le 2 mai 2011 à Saint-Maurice-des-Noues (85) par Jacques Riffé
à droite, cliché pris le 4 mai 2016 à la Chapelle-Heulin (44) par Bruno Oger
L’Écaille tigrée est un papillon de taille moyenne aux ailes blanches ponctuées de noir. Il y a des risques de confusion avec deux autres espèces du même genre. Spilosoma lutea se distingue par les ailes d’un beau jaune crème. Spilosoma urticae, plus rare, est localisé dans les milieux très humides et a le plus souvent très peu de points noirs sur l’aile antérieure. Spilosoma lubricipeda peut aussi être confondu avec la femelle de Diaphora mendica qui ne vole qu’au printemps et qui n’a pas de marques jaunes sur l’abdomen.
Ses milieux
L’Écaille tigrée fréquente toutes sortes de milieux et est l’espèce de son genre la plus banale dans la région. La chenille est polyphage et se nourrit de plantes basses diverses comme le pissenlit ou la menthe.
Période d’activité
Spilosoma lubricipeda est une espèce bivoltine, avec une première génération du mois d’avril au mois de juin et une seconde, moins abondante, de juillet à fin septembre.
Comment l’observer
Spilosoma lubricipeda a des mœurs strictement nocturnes. Son observation nécessite donc la mise en place d’un piégeage lumineux. Très commune, l’espèce fait partie de la cohorte des papillons nocturnes les plus fréquemment observés lors d’une chasse de nuit à la belle saison.
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Le Manteau jaune, à rechercher en mai !
Eilema sororcula (Hufnagel, 1766)
Eilema sororcula est un papillon appartenant à la sous-famille des Arctiinae, au sein de la famille des Erebidae. Cette petite bête du mois représente aussi l’occasion pour nous de mobiliser les bonnes volontés, puisque la publication de l’atlas des Écailles de Loire-Atlantique et de Vendée est à l’ordre du jour et l’année 2016 sera sans doute la dernière pour la recherche des données anciennes ou contemporaines. De même, nous sommes preneurs de photographies des différentes espèces d’Écailles, des oeufs aux imagos, en passant par les chenilles et les chrysalides.
L’envergure du Manteau jaune varie de 20 à 30 mm d’envergure. C’est l’espèce la plus facile à reconnaître dans le genre Eilema. La couleur jaune uni de ses ailes et la position horizontale de celles-ci au repos, les antérieures se couvrant partiellement l’une l’autre – ce qui explique son nom vernaculaire de manteau – la distinguent de toutes les espèces voisines.

Cliché pris par Bruno Oger le 04 avril 2016 à Saint-Julien-de-Concelles (44)
Ses milieux
Eilema sororcula peut être rencontrée en tous types de milieux, avec une préférence nette pour les espaces boisés. La chenille se nourrit de lichens et de mousses.
Période d’activité
Le Manteau jaune a une première émergence dès le mois d’avril, avec un pic d’activité fin mai début juin. Ensuite les éclosions sont moins abondantes mais se poursuivent durant tout l’été et jusqu’aux premières gelées.
Comment l’observer
Eilema sororcula a des mœurs strictement nocturnes. Son observation nécessite donc la mise en place d’un piégeage lumineux.
Très commune, l’espèce fait partie de la cohorte des papillons nocturnes les plus fréquemment observés lors d’une chasse de nuit à la belle saison.
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La Courtilière, à rechercher en avril !
Gryllotalpa gryllotalpa (Linnaeus, 1758).
La Courtilière, aussi appelée "Grillon taupe" est un gros grillon souterrain impossible à confondre (si ce n'est avec d'autres espèces de Gryllotalpa plus au sud en France). L'adulte mesure plus de 5 cm et se reconnaît aisément à ses pattes antérieures fouisseuses.
Gryllotalpa gryllotalpa, Saint-Hilaire-de-Loulay (85), le 10 avril 2010 - cliché de Patrick Trécul
Ses milieux
Cette espèce affectionne particulièrement les terrains meubles et frais. On peut la contacter en prairie ou dans des jardins, mais le plus souvent c'est sur les berges des points d'eau qu'elle se rencontre le plus facilement.
Période d’activité
Son cycle s'effectuant sur deux années, on peut rencontrer l'espèce toute l'année, mais les adultes sont principalement observables de fin mars à fin juin.
Comment l’observer
Cet insecte est très discret malgré sa taille. En journée, peu de chance de l'observer, à moins de retourner des planches, des pierres ou autres objets de ce type en bordure d'étang, ou bien de tomber dessus par chance en jardinant... Il est en revanche assez simple de la contacter grâce à son chant crépusculaire et nocturne (à écouter sur ce site internet par exemple : www.chant-orthoptere.com). Attention toutefois à ne pas confondre cette stridulation avec les chorus des crapauds calamite sur les sites de reproduction de cet amphibien !
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La Flavicorne, à rechercher en mars !
Achlya flavicornis (Linnaeus, 1758).
Ce papillon appartient à la famille des Drepanidae. Il doit son nom à la couleur rouge-jaunâtre de ses antennes, larges et aplaties chez le mâle, filiformes chez la femelle.

Cliché pris le 05 mars 2013, à la Chapelle-de-Brain (35) par Bruno Oger
Ses milieux
La Flavicorne fréquente les landes et les bois humides où croît la plante-hôte favorite de sa chenille, le bouleau (Betula sp.). Mais cette dernière peut également se nourrir de feuilles de chênes (Quercus sp.) ou de peupliers (Populus sp.).
Période d’activité
Achlya flavicornis est une espèce univoltine que l’on rencontre de la fin février au début du mois d’avril, en fonction des conditions météorologiques.
Comment l’observer
La Flavicorne est un papillon aux mœurs strictement nocturnes. Le papillon s’anime en début de nuit et vient très bien à la lumière. En journée, on peut parfois trouver une femelle suspendue au rameau d’un arbre après avoir été fécondée. Mais la plupart du temps les papillons restent cachés, collés sur un tronc d’arbre où leurs couleurs mimétiques les rendent très difficiles à repérer.
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