Le Sphinx demi-paon, à rechercher en août !

Smerinthus ocellata (Linnaeus, 1758).

Le Sphinx demi-paon est un beau papillon de nuit qui fréquente notre région durant toute la belle saison. L’imago est aisément reconnaissable aux gros ocelles bleus et noirs qui ornent ses ailes postérieures.
Au mois d’août, cette espèce présente la particularité d’être observable sous sa forme aboutie, l’imago, mais aussi sous sa forme larvaire. Dans ses derniers stades, la chenille est d’une couleur vert bleuâtre, parfois vert pomme, avec des traits obliques blancs sur les flancs. Comme bien d’autres chenilles de Sphinx, elle est affublée d’une corne à l’extrémité de l’abdomen. Chez Smerinthus ocellata cette corne est bleuâtre. Il ne faut pas la confondre avec la chenille de Laothoe populi au corps plus trapu, dont la corne est verte avec des traces rougeâtres.

smerinthus ocellataà gauche, cliché pris le 5 août 2016 à St-Philbert-de-Grand-Lieu (44) par Jean-Pierre Favretto - à droite, cliché pris le 21 août 2015 à Pornichet (44) par Bruno Oger.

Ses milieux

Smerinthus ocellata fréquente préférentiellement les milieux boisés et humides où croissent ses plantes-hôtes, les saules (Salix sp.) avec une nette préférence pour le Saule roux (Salix atrocinerea). La littérature signale quantité d’autres arbres nourriciers occasionnels.

Période d’activité

Le Sphinx demi-paon vole du mois d’avril jusqu’au mois de septembre en deux générations. La chenille dans ses derniers stades peut être observée, selon les conditions météorologiques, du mois d’août à celui d’octobre.

Comment l’observer

L’imago vient très bien à la lumière mais le plus souvent tard dans la nuit, souvent après minuit.
La chenille se repère sur les rameaux des jeunes saules un peu isolés qui croissent le long des haies et des fossés. Des tiges totalement défoliées sont des indicatrices très significatives de la présence d’une chenille. Cette façon de prospecter permet de rencontrer d’autres espèces de papillons sous leur forme larvaire. N’hésitez pas à les photographier ou les prélever pour nous en demander la détermination.

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Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

Le Criquet noir-ébène, à rechercher en juillet !

Omocestus rufipes (Zetterstedt, 1821).

Omocestus rufipes est un criquet parmi les plus simples à reconnaître qui devrait probablement être recensé sur l'ensemble de notre territoire d'étude. Hélas, il n'est toujours pas signalé dans un nombre de mailles assez conséquent et nous comptons, en cette dernière année d'atlas, sur votre aide pour finaliser sa carte de répartition.

Le Criquet noir ébène, parfois surnommé "Criquet jamaïcain" en raison de son ventre tricolore vert jaune et rouge et une couleur dorsale souvent sombre (voir totalement noire) chez le mâle. Un excellent critère de diagnose est la couleur blanche de l'extrémité des palpes labiaux. Le dimorphisme entre mâle et femelle est important. Les mâles sont très petits et ne mesurent qu'un bon centimètre tandis que les femelles (dont la couleur dorsale est le plus souvent verte) peuvent en mesurer plus de deux.

omocestus rufipes

Omocestus rufipes, à gauche : mâle, le 6 novembre 2006 à Aizenay (85), à droite : femelle le 11 octobre 2008 à Cheffois (85), photographies Patrick TRÉCUL
 

Sa stridulation est l'une des plus précoces et est assez facilement reconnaissable.


Cliquer sur l'image pour écouter son chant

Ses milieux

Peu exigeant, ce criquet peut être rencontré dans presque tous les types de milieux.

Période d’activité

Omocestus rufipes est une espèce que l'on détecte souvent dès le mois de juin. On peut ensuite l'observer au stade adulte jusqu'en automne.

Comment l’observer

Omocestus rufipes est une espèce diurne à rechercher à vue où à l'oreille dès les premières heures chaudes de la journée. Identifiable sur photo, vous pouvez nous envoyer vos clichés pour confirmation.

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L’Écaille tigrée, à rechercher en juin !

Spilosoma lubricipeda (Linnaeus, 1758).

Spilosoma lubricipeda appartient à la sous-famille des Arctiinae, au sein de la famille des Erebidae. Nous nous trouvons toujours dans la démarche de peaufiner la prospection des espèces de cette sous-famille cette année afin de publier un atlas.

spilosoma lubricipeda

à gauche, cliché pris le 2 mai 2011 à Saint-Maurice-des-Noues (85) par Jacques Riffé
à droite, cliché pris le 4 mai 2016 à la Chapelle-Heulin (44) par Bruno Oger

L’Écaille tigrée est un papillon de taille moyenne aux ailes blanches ponctuées de noir. Il y a des risques de confusion avec deux autres espèces du même genre. Spilosoma lutea se distingue par les ailes d’un beau jaune crème. Spilosoma urticae, plus rare, est localisé dans les milieux très humides et a le plus souvent très peu de points noirs sur l’aile antérieure. Spilosoma lubricipeda peut aussi être confondu avec la femelle de Diaphora mendica qui ne vole qu’au printemps et qui n’a pas de marques jaunes sur l’abdomen.

Ses milieux

L’Écaille tigrée fréquente toutes sortes de milieux et est l’espèce de son genre la plus banale dans la région. La chenille est polyphage et se nourrit de plantes basses diverses comme le pissenlit ou la menthe.

Période d’activité

Spilosoma lubricipeda est une espèce bivoltine, avec une première génération du mois d’avril au mois de juin et une seconde, moins abondante, de juillet à fin septembre.

Comment l’observer

Spilosoma lubricipeda a des mœurs strictement nocturnes. Son observation nécessite donc la mise en place d’un piégeage lumineux. Très commune, l’espèce fait partie de la cohorte des papillons nocturnes les plus fréquemment observés lors d’une chasse de nuit à la belle saison.

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Le Manteau jaune, à rechercher en mai !

Eilema sororcula (Hufnagel, 1766)

Eilema sororcula est un papillon appartenant à la sous-famille des Arctiinae, au sein de la famille des Erebidae. Cette petite bête du mois représente aussi l’occasion pour nous de mobiliser les bonnes volontés, puisque la publication de l’atlas des Écailles de Loire-Atlantique et de Vendée est à l’ordre du jour et l’année 2016 sera sans doute la dernière pour la recherche des données anciennes ou contemporaines. De même, nous sommes preneurs de photographies des différentes espèces d’Écailles, des oeufs aux imagos, en passant par les chenilles et les chrysalides.

L’envergure du Manteau jaune varie de 20 à 30 mm d’envergure. C’est l’espèce la plus facile à reconnaître dans le genre Eilema. La couleur jaune uni de ses ailes et la position horizontale de celles-ci au repos, les antérieures se couvrant partiellement l’une l’autre – ce qui explique son nom vernaculaire de manteau – la distinguent de toutes les espèces voisines.

eilema sororcula
Cliché pris par Bruno Oger le 04 avril 2016 à Saint-Julien-de-Concelles (44)


Ses milieux

Eilema sororcula peut être rencontrée en tous types de milieux, avec une préférence nette pour les espaces boisés. La chenille se nourrit de lichens et de mousses.

Période d’activité

Le Manteau jaune a une première émergence dès le mois d’avril, avec un pic d’activité fin mai début juin. Ensuite les éclosions sont moins abondantes mais se poursuivent durant tout l’été et jusqu’aux premières gelées.

Comment l’observer

Eilema sororcula a des mœurs strictement nocturnes. Son observation nécessite donc la mise en place d’un piégeage lumineux.
Très commune, l’espèce fait partie de la cohorte des papillons nocturnes les plus fréquemment observés lors d’une chasse de nuit à la belle saison.

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La Courtilière, à rechercher en avril !

Gryllotalpa gryllotalpa (Linnaeus, 1758).

La Courtilière, aussi appelée "Grillon taupe" est un gros grillon souterrain impossible à confondre (si ce n'est avec d'autres espèces de Gryllotalpa plus au sud en France). L'adulte mesure plus de 5 cm et se reconnaît aisément à ses pattes antérieures fouisseuses.

gryllotalpa gryllotalpa

Gryllotalpa gryllotalpa, Saint-Hilaire-de-Loulay (85), le 10 avril 2010 - cliché de Patrick Trécul

Ses milieux

Cette espèce affectionne particulièrement les terrains meubles et frais. On peut la contacter en prairie ou dans des jardins, mais le plus souvent c'est sur les berges des points d'eau qu'elle se rencontre le plus facilement.

Période d’activité

Son cycle s'effectuant sur deux années, on peut rencontrer l'espèce toute l'année, mais les adultes sont principalement observables de fin mars à fin juin.

Comment l’observer

Cet insecte est très discret malgré sa taille. En journée, peu de chance de l'observer, à moins de retourner des planches, des pierres ou autres objets de ce type en bordure d'étang, ou bien de tomber dessus par chance en jardinant... Il est en revanche assez simple de la contacter grâce à son chant crépusculaire et nocturne (à écouter sur ce site internet par exemple : www.chant-orthoptere.com). Attention toutefois à ne pas confondre cette stridulation avec les chorus des crapauds calamite sur les sites de reproduction de cet amphibien !

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