La Grande Tortue, à rechercher en février !

Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758).

La Grande Tortue est un papillon de jour, de la famille des Nymphalidae.

nymphalis polychlorosClichés pris par Patrick Trécul, à gauche le 23 juin 2007 à Coëx (85) et à droite le 31 août 2012 à Boussay (44)


Ses milieux

Partout. La Grande Tortue fréquente nos bocages mais aussi les lisières, les vallons, les coteaux à ormes, les marais ou même les parcs et jardins. Sa chenille se nourrit sur divers arbres et arbustes, ormes, saules, peupliers ou cerisiers.


Période d’activité

L’émergence des imagos a lieu vers la mi-juin mais ils entrent rapidement en léthargie pendant les chaleurs estivales, réapparaissant parfois pendant l’automne, peu avant la diapause hivernale. La période la plus favorable pour les observer est cependant la fin de l’hiver, dès les premiers beaux jours. On peut ainsi les voir jusqu’à début mai, la ponte s’effectuant durant le printemps.

           
Comment l’observer

On peut l'observer d’autant plus aisément qu’il s’agit de l’une des espèces les plus précoces à quitter la diapause hivernale, que l’on pourra voir facilement pendant les journées les plus ensoleillées de février. Les imagos apprécient alors tout particulièrement prendre le soleil posés sur une barrière ou un tronc.
Attention toutefois à ne pas la confondre avec la Petite Tortue, dont elle diffère par l’absence d’aire basale noire sur l’avers des ailes postérieures, le nombre des taches postmédianes noires de l’avers des ailes antérieures – 4 au lieu de 3 – et un revers bien moins contrasté.
                              

Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce.

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La Coccinelle asiatique, à rechercher en janvier !

Harmonia axyridis (Pallas, 1773)
La Coccinelle asiatique est un coléoptère de la famille des Coccinellidae. C’est l’une des plus grandes coccinelles de notre faune avec une longueur comprise entre 4,9 et 8,2 mm (le plus régulièrement supérieure à 7 mm). De très nombreuses variations de motifs élytraux sont observées.

Ses milieux

Cette coccinelle importée fréquente maintenant une large gamme d’habitats, depuis les jardins urbains jusqu’aux milieux naturels les mieux préservés. Elle occupe principalement la strate arborescente et arborée. Au cours des derniers beaux jours d’octobre et novembre elle cherche à rentrer dans les habitations pour trouver un emplacement où passer l’hiver… d’où l’opportunité de l’enquête pour cet insecte en janvier !

harmonia axyridis

 

Période d’activité

Les adultes sortent de leur torpeur hivernale aux premiers beaux jours de mars. Un premier pic d’activité s’observe en mai pour ensuite attendre l’arrivée d’une nouvelle génération en septembre-octobre. C’est au cours de cette seconde période que sont observés des rassemblements massifs. Immédiatement après ces regroupements les individus se mettent à la recherche d’un site d’hivernage et sont régulièrement notés en agrégats dans des habitations, parfois en groupe mixte avec d’autres espèces (Coccinelle à deux points Adalia bipunctata, Coccinelle rose Oenopia conglobata). La longévité des adultes est variable selon les conditions de vie mais est de l’ordre de 2 à 3 ans.

harmonia axyridis

 

Comment l’observer

En hiver dans les maisons il faut principalement rechercher la Coccinelle asiatique dans les pièces délaissées (grenier, chambre d’amis, arrière-cuisine…), dans les huisseries de fenêtres, les angles des poutres, dans les coins de murs, dans les abat-jours, etc. Les porches et les garages bien abrités peuvent également lui convenir.

harmonia axyridis3


En 2006, un observatoire destiné au suivi de la Coccinelle asiatique a été mis en place en France (Ternois et coll., 2007), relayé dans l’ouest de la France par le Groupe d’étude des invertébrés armoricains (GRETIA) et le CPIE Loire Anjou. Les résultats cartographiques de ce suivi sont consultables en ligne : http://vinc.ternois.pagesperso-orange.fr/cote_nature/Harmonia_axyridis/index.htm
(la dernière carte date de 2011 mais sera actualisée début 2015).

Plus largement les données collectées au cours de cet appel pour "l’espèce du mois" pourront servir au projet d’atlas des Coccinelles du Massif armoricain bientôt lancé sous la coordination du Gretia.

L’Atlas entomologique régional s’associe à cette démarche de cartographie des coccinelles armoricaines. Vous pouvez directement communiquer vos observations à Olivier Durand : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu, une date, un auteur et une espèce.

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La Découpure, à observer en décembre !

Scoliopteryx libatrix (Linnaeus, 1758),

La Découpure est un papillon de taille moyenne aux dessins caractéristiques, de la famille des Erebidae.
La présentation de cette espèce dans cette chronique mensuelle annonce l’élargissement prochain de nos travaux cartographiques à la famille toute entière des Erebidae dont, jusqu’alors, seules les Arctiinae et les Lymantriinae faisaient l’objet de notre attention.

scoliopteryx libatrixDe gauche à droite, clichés pris par J.-P. Favretto le 30/04/2014 au Puiset-Doré (49) et par B. Oger le 30/08/2013 à St-Sulpice-des-Landes (35)


Ses milieux

La Découpure fréquente les bois et les milieux frais. Sa chenille aux couleurs fluorescentes est facile à observer sur les saules (Salix sp.) et les peupliers (Populus sp.) à la fin de l’été.

Période d’observation

L’imago est bivoltin. Une première génération vole au début de l’été, la seconde a une longue période d’émergence s’étalant du mois d’août à celui de mars, avec une longue diapause hivernale.

Comment l’observer ?

Le papillon vient très mal à la lumière. En revanche une miellée peut l’attirer. Décembre, à l’image de tous les mois d’hiver, est un moment propice pour observer des imagos car l’espèce est cavernicole. On peut ainsi la rencontrer dans les caves, les greniers, les grottes et, d’une façon générale toutes les cavités où hivernent aussi des chauves-souris.

scoliopteryx libatrix mielleeCliché pris par P. Trécul le 24/12/2009 à Tiffauges (85)

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La chenille du Bombyx de la ronce, à observer en novembre !

Macrothylacia rubi (Linnaeus, 1758),

Le Bombyx de la ronce est un gros papillon de la famille des Lasiocampidae qui vole au printemps. Comme d’autres espèces de cette famille, le mâle vole de jour alors que la femelle vient facilement à la lumière la nuit et dépose souvent ses œufs sur n’importe quel support.
La chenille de cette bestiole est aisément repérable par sa taille et son aspect velu.

Macrothylacia rubi (Linnaeus, 1758)

Cliché pris par J.-P. Favretto le 03/10/2014 à Donges

Ses milieux

L'espèce est commune dans tous les milieux, sur le littoral comme dans l’intérieur des terres.

Période d'observation

La chenille au dernier stade larvaire s’observe de la fin de l’été jusqu’aux premiers frimas où elle se cache dans la litière. Dès que les beaux jours reviennent, elle sort à nouveau.

Comment l'observer ?

La chenille est polyphage. Consommant toutes sortes de plantes basses et arbustives, elle aime prendre le soleil. On peut aussi la rencontrer déambulant sur la route ou, de nuit, en train de se nourrir. Pour en savoir plus, consultez la page internet d’André Lequet, http://www.insectes-net.fr/rubi/rubi2.htm

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Le Phanéroptère méridional, à observer en octobre !

Phaneroptera nana (Fieber, 1853),

Phaneroptera nana est une sauterelle dont la couleur est toujours entièrement verte et dont le corps mesure environ 15mm. Les antennes font approximativement 4 fois la longueur du corps, contrairement aux espèces du genre Conocephalus et Ruspolia (voir la bête d'août 2014). Vue de profil, la tête ne paraît pas "pointue".
Une autre espèce très proche et moins courante, Phaneroptera falcata, lui ressemble comme deux gouttes d'eau, mais s'en distingue par une face généralement bleu pâle, des fémurs encore plus minces, un pronotum, vu de profil, plus large que haut (il est plus haut que large chez P. nana) et des pièces génitales différentes (critère observable en main uniquement). Dans le doute, une photo avec vue de profil permet la détermination presque à tous les coups.

Clichés de Patrick Trécul, La Bruffière (85), 20-09-2008 (à gauche) - La Chevrolière (44), 18-09-2007 (à droite).

Ses milieux

L'espèce est commune dans tous les milieux anthropisés : jardins, terrains vagues, plantations ornementales dans les agglomérations… Cette espèce semble assez rare au nord de la Loire mais sa carte de répartition peut encore largement être améliorée.

Période d’observation

Les adultes s'observent à partir du mois d'août, jusqu'en novembre et parfois même décembre !

Comment l’observer ?

On peut le rencontrer aussi bien de jour que de nuit au sommet des fleurs ou des buissons. Il est assez peu mobile et par conséquent très discret. C'est souvent le hasard qui permet de le voir. Les oreilles les plus fonctionnelles réussiront à entendre sa stridulation très faible, un petit crépitement bref et répété. Mais beaucoup d'adultes ne perçoivent plus ce chant à la limite des ultrasons. On peut éventuellement le trouver en faisant du battage dans les buissons et arbustes bien ensoleillés (technique du parapluie japonais).

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