Le Sympétrum fascié, à rechercher en novembre !

Sympetrum striolatum (Charpentier, 1840).

Le Sympétrum fascié est un odonate anisoptère de la famille des Libellulidae. D’une longueur totale de 35 à 45 mm, il possède des pattes noires rayées de jaune. Les mâles ont un abdomen cylindrique rouge terne et présentent une bande rouge entourée de deux bandes jaunes sur les côtés du thorax. Les femelles ont une lame vulvaire modérément saillante, redressée obliquement par rapport à l’abdomen.

 

sympetrum striolatum
Cliché pris le 27 juillet 2009 à Rougé (44) par Patrick Trecul.


Ses milieux

Partout. Le Sympétrum fascié se reproduit aussi bien dans les cours d’eau assez lents que dans les eaux stagnantes, douces ou même légèrement saumâtres, voire légèrement polluées. Il peut entreprendre des migrations importantes en octobre sur la côte atlantique.


Période d’activité

De mi-mai à mi-décembre, mais la majorité des observations a lieu de juin à octobre. Les mâles ont un comportement territorial, passant une bonne partie de leur temps posés dans la végétation où ils entrent en compétition pour les meilleurs perchoirs.


Comment l’observer

On peut l'observer d’autant plus aisément qu’il s’agit d’une des dernières espèces à pouvoir être vues en fin de saison.


Aidez-nous à construire la cartographie de cette espèce en Loire-Atlantique et en Vendée en nous communiquant vos observations à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Une observation comprend un lieu (lieu-dit, commune), une date, un auteur et une espèce

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La Mante religieuse, à rechercher en octobre !

Mantis religiosa (Linnaeus, 1758)

Insecte bien connu du grand public, la Mante religieuse est un prédateur d’assez grande taille qui peut prendre différentes teintes : le plus souvent vert, mais parfois jaune paille ou brun.

mantis religiosa
Cliché pris le 16 septembre 2013 par Patrick Trécul à Boussay (44)

Ses milieux

Mantis religiosa est visible dans les milieux herbacés, aussi bien dans les prairies naturelles que dans les terrains vagues, les friches ou les dunes.

Période d’activité

Actifs aux heures les plus chaudes de la journée d’août à début novembre, les adultes sont assez faciles à observer. Ils s’immobilisent souvent en hauteur sur des supports élevés (tiges sèches par exemple) pour la nuit. Il est donc assez simple de les rechercher à vue de cette manière au crépuscule.

Comment l’observer

C’est en se promenant dans les hautes herbes que l’on a le plus de chance de détecter l’espèce. Assez statique en temps normal, elle se met à bouger quand elle est dérangée. Les mâles, plus sveltes et plus petits que les femelles s’envolent parfois sur des distances importantes. En cette fin de saison il est aussi possible de trouver les pontes (appelées oothèques) dans des tas de bois, sur des piquets, des murs…

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Le Sphinx du Troène, à rechercher en septembre !

Le Sphinx du Troène, Sphinx ligustri (Linnaeus, 1758).

Le Sphinx du Troène est un papillon nocturne de grande taille qui hante nos bocages et jardins durant tous les mois de l’été. Il ne faut pas le confondre avec un autre sphinx de grande taille, Agrius convolvuli (voir photographies ci-dessous).
La chenille de Sphinx ligustri est tout autant spectaculaire, et c’est elle que nous vous invitons à observer durant le mois de septembre.

sphinx ligustri chenille
Cliché pris le 22 septembre 2012 par Bruno Oger à Saffré (44)

Ses milieux

Sphinx ligustri est un papillon qui vole la nuit durant l’été. On le trouve un peu partout, dans les forêts comme dans les espaces dégagés. On peut parfois l’observer butinant les fleurs près des maisons en début de nuit.
La chenille vit sur diverses plantes : le Troène (Ligustrum sp.), le Lilas (Syringa vulgaris), le Sureau (Sambucus nigra), etc. Dans la région, c’est surtout en observant les rejets de Frêne (Fraxinus excelsior) durant la fin de l’été que l’on peut découvrir cette grosse bête inconfondable.

Période d’activité

L’imago vole durant tout l’été. Les chenilles sont plus faciles à observer durant les dernières semaines de la belle saison, en août et septembre.

Comment l’observer

Le meilleur moyen d’observer des chenilles est de longer les haies bocagères et de scruter l’aspect des tiges de frêne. Lorsque l’une ou plusieurs d’entre elles sont totalement effeuillées, c’est qu’une chenille n’est pas loin. Celle-ci s’alimente la nuit. De jour, elle demeure immobile sur un rameau.

convulvi ligustri

Agrius convolvuli - cliché pris le 21 août 2015 par Patrick Trécul à Ste-Flaive-des-Loups (85)
Sphinx ligustri - cliché pris le 13 août 2013 par Patrick Trécul à Boussay (44)

Le cliché du Sphinx du Liseron ci-dessus a été pris dans le jardin de Michel Clémot, dont le blog fut l’inspirateur de la rubrique "la petite bête du mois" que nous vous proposons. Michel nous a quittés prématurément cette année, toutes nos pensées vont à lui et à ses proches.

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Des Éphippigères, à rechercher en août !

Uromenus rugosicollis (Serville, 1839).
Ephippiger ephippiger (Fiebig, 1784).

Les Éphippigères sont de grosses sauterelles aux ailes très réduites, dépassant à peine le pronotum. Celui-ci a une forme caractéristique de "selle de cheval".
L'Éphippigère carénée (Uromenus rugosicollis) se différencie de sa cousine l'Éphippigère des vignes par des yeux blancs (sombres chez E. ephippiger) et un pronotum caréné (lisse chez sa cousine). La couleur générale de la première espèce est en générale verte mais des formes brunes existent (avec une simple bande plus claire au bas de l'abdomen). Chez la seconde, la couleur générale peut aller du vert au noir, avec en général des motifs plus "bariolés" sur l'abdomen. L'arrière de la tête de l'Éphippigère des vignes est très nettement assombri, ce qui n'est jamais le cas chez l'Éphippigère carénée.

ephippigeresÀ gauche, Uromenus rugosicollis - cliché pris le 1er novembre 2006 à Aizenay (85)
à droite, Ephippiger ephippiger - cliché pris le 22 septembre 2008 à St-Mars-la-Réorthe (85). 
Les deux clichés sont de Patrick Trécul.

Leurs milieux

Uromenus rugosicollis est en général commune dans les friches, les haies, les ronciers, les lisières et les milieux à végétation herbacée assez haute.
Ephippiger ephippiger est plus exigeante : on la rencontre en général dans des zones de landes, sur des coteaux bien exposés, dans des carrières ...

Période d’activité

Il n'y a qu'une seule génération par an chez ces deux orthoptères. Les adultes sont visibles (et audibles) de fin juillet à début novembre, mais les mois d'août et septembre sont les deux meilleurs mois pour les rechercher.

Comment l’observer

Si des observations "à vue" sont tout à fait courantes, la meilleure manière de les repérer est de se familiariser avec leurs chants puissants et caractéristiques :
- un long "T'ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii" pour Uromenus rugosicollis :
http://www.aer-nantes.fr/images/publications/bete_mois/uromenus_rugosicollis.mp3
- un "Ti D'ziiii" en deux syllabes plus sèches pour Ephippiger ephippiger :
https://www.youtube.com/watch?v=s7OHvZXUSLc


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Le Sphinx de la vigne, à rechercher en juillet !

Deilephila elpenor (Linnaeus, 1758).

Le Sphinx de la Vigne est un joli papillon de la famille des Sphingidae.
Attention à ne pas le confondre avec le petit Sphinx de la vigne, Deilephila porcellus, de taille plus réduite et à l’abdomen entièrement rose, alors que celui du Sphinx de la vigne est vert jaunâtre avec une ligne médiane rose vif.

 

deilephila elpenor
Clichés pris par Patrick Trécul, à gauche : le 6 juin 2010 à la Chevrolière (44), à droite : le 13 juillet 2013 à Port-St-Père (44)

Ses milieux

Le Sphinx de la vigne fréquente tous les milieux, bocagers ou forestiers, mais aussi les coteaux secs et les dunes littorales. Il fréquente les jardins et les parcs en milieu urbain.

Période d’activité

Dans la région, les observations se font durant toute la belle saison, de mai à septembre. Les mois de l’été, de juin à aout, sont les plus favorables.

Comment l’observer

Le Sphinx de la vigne est un papillon aux moeurs nocturnes. Comme d’autres sphinx, on peut l’observer dès le crépuscule, butinant les fleurs. La chenille du Sphinx de la vigne se nourrit sur diverses plantes basses, les gaillets notamment, mais aussi les oseilles, impatiences, onagres, etc., ainsi que la vigne quand elle n’est pas traitée…

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